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Quinzaine du Cinéma francophone
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du 2 au 14 octobre 2006
 

Festival annuel non compétitif, la Quinzaine du cinéma francophone se compose de deux parties : une sélection d’inédits, courts et longs métrages, fictions et documentaires, produits dans l’année dans les pays de l’espace francophone projetés chaque soir à 20h30 ; une rétrospective thématique proposée aux séances de 18h30. Cette année, il s’agit d’un panorama du cinéma roumain, avec des courts et longs métrages de la nouvelle génération de cinéastes, souvent primés dans les festivals internationaux et une rétrospective des films de Lucian Pintilié.
La Quinzaine propose cette année douze inédits, en provenance de onze pays. En ouverture, le nouveau film écrit et réalisé par Alain Robbe-Grillet, C’est Gradiva qui vous appelle, en présence de son équipe (la sortie nationale est prévue pour début 2007 par Zootrope Films). Dans la médina de Marrakech, un critique d’art anglais (James Wilby) recherche les cahiers de dessins é rotiques de Delacroix. Une évocation du Sud poétique et fantasmée. En clôture, Bamako de Abderrhamane Sissako en avant-première (sortie nationale le 18 octobre par Les Films du Losange). Dans la cour d’un immeuble à Bamako des personnes de la société civile africaine intentent un procès aux institutions internationales qui laissent le continent africain dans la misère. Deux visions radicalement opposées des liens Nord/Sud, deux films qui témoignent de la force du cinéma.
Entre ces deux extrêmes, la sélection des inédits mêle fictions et documentaires, films de genres et films engagés. Avec La Couleur du sacrifice, Mourad Boucif donne la parole aux tirailleurs marocains et sénégalais et rend compte de leur situation actuelle, où la République les abandonne. Philippe Blasband quant à lui donne la parole à ceux qui ne l’ont pas en consacrant son deuxième long métrage de fiction à la dysphasie. Pierre-Yves Vandeweerd, dans son avant-dernier film, est retourné au sud-Soudan pour Closed district : c’est un film sur les guerres, sur la mort et la détresse qui en découlent ; il pose aussi la question de la place du cinéaste dans les situations de conflit.
D’autres films interrogent le dialogue des cultures, surtout dans des pays plurilingues, comme la Suisse et la Belgique. La comédie de Christoph Schaub, Jeune homme, présente de façon jubilatoire les aventures de Sébastien (Matthias Schoch), jeune suisse allemand, qui s’installe un an à Genève comme garçon au pair pour parfaire son français. Autre comédie, qui était en compétition au Festival de Locarno 2006, Ça rend heureux de Joachim Lafosse. Un cinéaste bruxellois (Fabrizio Rongione), dont la vie est sens dessus-dessous, tient à réaliser un nouveau film nourri de son quotidien. Il réunit autour de son projet toute une équipe, composée de francophones et de flamands. La mise en abîme révèle à la fois le pouvoir de l’amour et celui du cinéma.
Cette interrogation sur le pouvoir du cinéma se retrouve aussi dans Kalala, le film de Mahamat- Saleh Haroun, journal intime filmé entrepris après la disparition de son ami et plus proche collaborateur Hissein Djibrine, mort du sida en 2003. Signalons que Mahamat-Saleh Haroun et Joachim Lafosse ont chacun leur nouveau film en compétition officielle à Venise : Darratt pour Haroun, Nue Propriété, avec Isabelle Huppert, Jérémie Renier et Yannick Renier pour Lafosse...

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